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Football Féminin au Togo. De la commission du football féminin au département, quoi de neuf?

L’équipe féminine,  les Amis du Monde représente le Togo dans les éliminatoires de la ligue africaine des champions de football des dames.

Elle est partie sur Abidjan en Côte d’Ivoire pour ce périple sportif au nom du Togo. Dans la capitale ivoirienne, les togolaises auront à affronter leurs homologues ivoiriennes et  burkinabés pour une place en 1/2 finales.
Dans quelles conditions la représentante du Togo s’était elle préparée? Au-delà des 10 (dix) millions alloués par le ministère des Sports à l’équipe, quoi de plus? Et les conditions d’organisation du  football féminin dans le pays prêtent-elles aux huit volets des exigences  du programme de développement du football féminin prévu par de la FIFA? Quel est le niveau réel de ce football pendant que nous mettons en ligne ces propos.
Des interrogations  qui se posent en termes clairs puisque à son corps défendant en matière d’élaboration et d’animation du football féminin aucunement l’on ne voit  le sujet intéressé de façon optimale  les autorités en charge du sport roi.

Dans quel état d’esprit se trouverait l’équipe championne du Togo, les Amis du Monde à  Abidjan avant d’aborder ce mardi leur premier match de la compétition  aux Onze Sœurs de Côte d’Ivoire.
L’on ne saura le dire exactement même si dans l’entourage de l’équipe, on reconnaît  des propos à qui mieux mieux selon que l’on soit dirigeants ou acteurs, même si cette sortie loin d’être une réussite n’a pas été un fiasco.
 Les Amis du Monde ont réussi à arracher le match nul de 2 buts partout à leurs homologues des “Onze Soeurs ” avant la périlleuse rencontre devant l’ASFA  du Burkina Faso.
 CONTEXTE DU DÉVELOPPEMENT DU FOOTBALL FÉMININ
 Depuis la nuit des temps, autour des années 2000 par-là,  avait commencé  le saupoudrage quand à l’organisation du football féminin au Togo c’est à dire le faux pour le vrai.
 Le Président Rock Balakiyem Gnassingbé en la matière en est le précurseur. Il a donc créé  la tendance et permis la mise à jour d’un football peu acté au Togo.
C’est ainsi qu’à  cette époque, le  Président de la FTF et son instance avaient initié des compétitions périodiques pour les filles à travers  certains tournois tels que la coupe “Maman N’Danida” puis   la coupe “Bella Bello” pour promouvoir le football féminin telles que l’exigent les recommandations  de la FIFA.
Pour participer aux tournois, il n’y avait pas d’équipes constituées mais ce sont des sélections des ligues en particulier qui y abonnaient. Cela faisait la part belle de deux d’entre elles qui se retrouvaient souvent  en finales et disputer le Graal.  Les ligues de Lomé et de Kara fussent-elles les mastodontes de l’époque.
Mais là  n’est pas le problème. Avec  quelles joueuses composait-on puisque sur le terrain, il n’existait aucune politique de formation pour les jeunes filles ? Pour ainsi dire, les motifs n’étaient pas que sportifs mais avaient plus  un enjeux économique.
 À leur époque, les quatorze ligues de football financées par les soins de la faîtière allaient négocier  des joueuses de l’Est,  du Nord et de l’Ouest  pour constituer des équipes cosmopolites qui disparaissaient juste au lendemain des compétitions pour réapparaître à l’orée de la nouvelle.
 C’était le moyen par lequel la fédération justifiait l’utilisation des subventions allouées chaque année par la FIFA pour la promotion du football féminin. Cela ne participait pas à l’élaboration d’un véritable plan d’action pour la promotion  d’un football féminin compétitif. Ce fut simplement un trompe oeil pour dissimuler les magouilles et les détournements de fonds et d’objectifs dont font l’objet certaines personnes dans l’entourage du Président Rock. Celà se faisait ainsi .
    Après le départ du Clt,  les fédérations successives de Tata Avlessi à  Ameyi Gabriel en passant par les différents comités mise en place pour régler les crises à répétition dans le football togolais, la fièvre de la mise en place d’une véritable politique du football féminin  n’a guère été la priorité. Qui plus est les objectifs assignés à cette subvention ont été souvent détournés et orientés vers d’autres objectifs, ce qui n’est pas le cas ailleurs.
 Mais entretemps la nature des choses a un peu changé avec l’apparition de certains clubs féminins dont les Amis du Monde,  Athleta FC, Bella FC etc… de Lomé vers l’intérieur du pays. C’est la nouvelle dynamique qui apparait et qui a germé l’envie chez certains promoteurs et mécènes du football féminin.
 Depuis lors ces clubs bien que animés par des gens de bonne volonté connaissent des difficultés d’émergence parce que c’est toujours le clair obscur dans la promotion et la gestion du football du genre.
 Que fait-on avec les nombreuses subventions du football féminin ? Le Comex du Clt Guy Akpovi à  son arrivée a essayé de redorer le blason au football féminin. Dans son programme, on a toujours senti une volonté de promouvoir ce football pendant que les dotations de la FIFA, elles aussi continuent par tomber dans les caisses de la fédération.
Du fait de l’insistance et le sérieux de la FIFA dans son engagement pour la promotion du football féminin, la peur des sanctions oblige la FTF à mettre en place des compétitions. Pour se faire malgré l’existence d’une commission du football féminin à  la FTF,  le Comex a mis sur pieds un département du football féminin peut a-t-il voulu promouvoir les femmes aux postes de direction du football. La corrélation entre ces deux structures porte en elle un flou kafkaïen même si, on pense avoir réglé une des exigences de la FIFA.
Le rôle de l’une ou l’autre porte forcément des projets pour l’organisation et la promotion du football féminin. La mise en place de ce département peut être une force qui peut pousser la FTF aux objectifs du développement.
Pourquoi alors un département ?” Cela cache quelque chose, un flou qui s’explique par la dilapidation des fonds alloués par la FIFA. Entretemps, le département a conduit  un projet dénommé” Championnes Simap Yudan” dans le Nord du pays à  Dapaong mais jusque là, on en sait plus grand chose. Tout cela c’est pour nous dire que les 250 mille $ US(138 455 000 fcfa) reçus de la FIFA dans le cadre du plan d’aide contre Covid19 et du programme forwards ont été dépensés .
 De plus, le Comex n’a promis aux clubs féminins pour le championnat rien que 1,5 million CFA. Alors qu’au Bénin pour le même montant reçu auprès de la FIFA, la fédération a mis à la disposition des clubs féminins 8,5 millions de f CFA. Pourquoi alors cet écart ?” s’exclame un président de club du football féminin.
 DÉNONCIATION CALOMNIEUSE OU VÉRITÉ DES FAITS ?
Les dires de ce responsable confirment-ils les soupçons déjà existants dans la famille du football autour de la subvention du football féminin? La contextualisation de ce football  au Togo rentre dans la problématique les plus compliquées.
 SUBVENTIONS DE LA FIFA ET ORGANISATION
La FIFA a promis d’octroyer 500 mille $ US(276 910.000 fcfa ) pour la promotion du football féminin à  ses 211 associations affiliées à  travers un programme en huit points.
La moitié de cet argent est déjà versée aux fédérations dont la FTF c’est à dire 250 mille dollars soit 138 455 000 fcfa. Entretemps sur les huit points, le constat est fait sur trois qui ont été visiblement annoncés et exécutés : la Campagne de promotion du football féminin ( à travers le projet Simap Yudan ), l’octroi de licence aux clubs(pour le championnat ), puis la promotion des femmes aux postes de direction du football ( le département de Yvette Kloussey ).
Depuis le reste n’est que broutille et les cinq autres points restants : la stratégie pour le football féminin ; le développement des ligues; le développement des compétences des administrateurs ; les  bourses de formation pour les entraîneurs et le mentorat pour entraîneurs.
 Ce que l’on sait d’avance, ce projet  s’étale sur la période 2020-2023, une période de trois ans pour permettre cette émergence. Mais où  en est on si jusque-là les clubs féminins restent toujours le parent pauvre de ces subventions.
 SUBVENTION  DES CLUBS FÉMININS, UNE GOUTTE D’EAU DANS LA MER.
 Pourquoi seulement 1,5 millions  fcfa aux clubs  pour un championnat de plusieurs journées. Quels seront le bien être et le confort dans lesquels seront les joueuses et le staff? Pourquoi 8,5 millions aux clubs au Benin et ailleurs et pas ici ? Les fonds destinés au football féminin doivent aller aux acteurs. Le Comex doit faire les choses dans les règles de l’art surtout qu’il y a une seconde partie de la subvention qui reste à  percevoir  soit encore 250 mille dollars (138 455 000 fcfa ).
S’il est vrai que l’on peut se targuer des bons résultats des Amis du Monde en ligues des champions, il n’en demeure pas moins que c’est l’arbre qui cache la forêt.

Prosper l’Allemand AGBOKLOU.

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