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Après le départ de Claude Leroy à la tête de Eperviers, le plus difficile reste à venir

L’ère Claude Leroy était enfin  passée. Plutôt critiquée par ses méthodes, et ses pratiques obsolètes aux antipodes des réalités du football actuel, le passage de Leroy à  la tête des Eperviers était celui des manières non seulement négatives mais aussi des  critiques acerbes  et le lynchage médiatique dont il  faisait l’objet.

Son passage à la tête de la sélection nationale et dans le football  a ouvert  d’autres opportunités jadis bloquées  dont  le public n’a pas connaissance et qu’aucun coach avant lui n’avait pu obtenir .
 Avant obtenir le financement de l’Etat pour organiser une journée FIFA était de la mer à boire. Les autorités refusaient carrément de subventionner de tels projets sous le prétexte de manque d’argent. Ce fut  la fallacieuse raison que donnaient les autorités pour consolider  ce refus. Ainsi les Eperviers pouvaient à tort ou à raison manquer des journées de préparation à  l’approche des joutes sportives africaines et mondiales. Le corollaire de ce dilettantisme reste le manque de résultats obtenus à travers les éliminatoires et la participation aux compétitions elles mêmes…..
Mais depuis l’arrivée du coach breton, les Eperviers ont joué toutes les journées FIFA et tous les matchs les concernant. Claude Leroy s’était employé à assainir les relations entre la plus haute autorité du pays et lui même  et la famille du football. Un retour à la normale dû à la confiance que le Chef de l’Etat lui même en personne aurait accordé à Claude Leroy et son projet.
Ce faisant les guéguerres étaient permanentes au sein de la famille du football.  Les divisions existaient  avant l’arrivée de Claude Leroy. Cela a provoqué un désamour et une crise de confiance entre la FTF et les autorités. La conséquence directe de ce phénomène reste l’imposition du Clt Guy Akpovi à la tête de la fédé pour remplacer le président Gabriel Ameyi.
Un président choisi et imposé pour permettre aux autorités de garder la main sur le football. C’était du moins la remarque faite ici et là par les observateurs.
Les questions d’intérêts, les surfacturations et la corruption érigées en mode d’emploi  faisaient office de loi dans la sphère footballistique togolais.
 Pendant longtemps, autant de fois que les Eperviers devront se produire, en éliminatoires ou en compétitions continentales et internationales, “les pilleurs” se mettent en mode organisé pour se prêter à leur jeu favoris.” Piller et encore piller”
 Des manques à gagner au détriment du pauvre  contribuable pour remplir des  ventres déjà repus mais toujours  insatiables.
 Les cas pour les comptes des CAN 2010, 2013 et de 2017 sont restés sans suite malgré les appels incessants de la presse, des associations de consommateurs, mais aussi des personnes de la société civile et des anonymes sans que rien n’est fait jusqu’à nos jours.
Des crimes financiers restés impunis qui jusqu’alors font des auteurs des gens libres qui circulent librement sans être inquiétés.
Ces comportements sont connus à  l’avance par l’entraîneur français pour avoir  longtemps fait l’Afrique.
Ce tour de passe passe et d’échanges pécuniaires ont rendu difficile les relations de confiance entre l’autorité  et la fédération de football. La priorité selon elle n’est plus  dans le football.
 À son arrivée à la tête de la sélection nationale, Claude Leroy bien informé et aguerri des conditions dans lesquelles les détournements des fonds sont faits au détriment des acteurs a esquivé toutes velléités d’accointance avec quelque organe du football, ministère de tutelle à celui de l’économie, du travail et à la fédé.
 Il a créé  au delà de son titre d’ entraîneur, un couloir de relation  entre l’autorité et lui même se basant sur ses accointances avec Vincent Bolloré et son puissant réseau  afin d’acquérir son indépendance vis à  vis des instances cités plus haut. Ce qui lui permet d’agir librement dans ses choix en levant  l’équivoque et le mythe  au niveau des influences des décideurs verreux connaissant les interférences extérieurs qu’ils ont sur   la vie des sélections nationales. C’est ce qui explique son ouverture vers la présidence de la république et ses
 accointances avec le Chef de l’Etat.
 Ainsi va-t-il surfer sur la politique de vérité  vis à vis de l’autorité. Cet aspect  comprend  alors  plusieurs éléments  liés aux problèmes d’égo, et surtout ceux assujettis  aux détournements des fonds  qui ont cours dans les organes ayant la délégation de pouvoir au Togo comme la FTF.
 Donc  Claude Leroy rendait compte directement au Chef de l’Etat sans passer par qui que ce soit. Le reliquat des factures est reversé au Trésor Public désormais.  Les fonds décaissés en prévision à  tel ou tel événement ne  font plus l’objet de lobbying.
Le partage des dividendes vu que l’objectif sportif est  toujours saboté et noyé par la volonté de  ces voraces dont  le seul but est de s’enrichir sur le dos des pauvres contribuables n’est plus d’actualité. Résultat des courses, le lynchage médiatique et autres sur la personne de Claude est organisé et ses résultats sportifs sont sabotés.
    Pour avoir choisi de communiquer directement avec le PR, Claude Leroy était devenu  la bête à abattre pour  certaines personnes  dans l’entourages du Comex. .
Considéré comme “ennemi ” dans les environs de la fédé  pour avoir  démasqué et brisé  ces réseaux mafieux   qui se sucrent dans le dos du football, détournant des fonds décaissés pour la cause patriote , ces ” profiteurs ” ont vite fait de diaboliser le “Sorcier Blanc”.
 Claude Leroy est vendu et devient le pire ennemi de ces ” ventrocrates” qui au regard des faits saboteraient son travail pour que les résultats ne suivent pas afin qu’il soit rapidement limogé avec le consentement du Chef de l’Etat à qui, il rendait compte directement des résultats des opérations concernant les Eperviers. Et c’est ça qui ne  plaîsait  pas.
 Par exemple avant le reliquat des matchs des Eperviers ne sont jamais signalés et  retournés au Trésor Public. Cet argent concerne aussi  les primes aux joueurs et les frais d’organisation des matchs éliminatoires et de compétition .
 Le  tableau des primes était établi selon les mesures suivantes :
-Victoire à domicile les joueurs perçoivent deux (2)millions ,
-en cas de succès à  l’extérieur les joueurs ont droit chacun à trois millions,
-pour  le match nul c’est un million.
Voilà ce qui était dit mais avouons le l’argent est gardé par devers lorsque les Eperviers ne gagnent pas. Puisqu’en cas de défaite, il n’y a pas de primes pour les joueurs. Au lieu de le restituer  au Trésor Public, ces réseaux se partagent ces  mirobolantes sommes parce que disent ils l’argent sorti du Trésor Public n’y retourne plus.
C’est du pur mensonge et du vol organisé. Même si c’est le cas cet argent devrait servir au développement du football mais hélas. Passons.
Ces réseaux mafieux  s’étendent  au ministères des sports et à  celui des finances même au Trésor Public. Pour leurs intérêts, ils étaient tous complices.
 Pour avoir exposé la superchérie  au grand jour et empêcher ces manoeuvres de corruption et de détournement des fonds, on a vite fait  de griller Claude Leroy dans le seul but de le pousser hors du circuit pour avoir enfin les mains libres  et continuer de voler et piller. Une manière d’enrichissement qui frôle l’intolérable.
 Au contraire de l’image négative collée à l’entraîneur français par les profiteurs , il est plutôt considéré comme  le saint auprès de l’autorité suprême du pays à  qui il a permis de mieux comprendre la situation et le contexte financier du football togolais mal vécu.”disait un observateur .
Ces deux aspects cités ( Claude diable et claude le saint) plus haut permettent de faire  l’autopsie sur les magouilles et  l’enrichissement illicite dans le football. Ils sont analysés aux peignes fins par le Chef de l’Etat d’où sa réticence  face aux désaveux concernant son “Protégé “
Faure ne voulait pas suivre la volonté populaire orchestrée par certains cupides dont l’intérêt est de se donner la liberté de piller malgré l’absence de résultats sportifs puisque au même moment qu’il était entrain d’assainir les finances, Claude Leroy collectionnait les mauvais résultats.
Sur le terrain les Eperviers ne gagnaient plus or l’occasion de performer leur  avait été offerte à  travers les journées FIFA. Et c’est là où le bas blesse. Puisse pour le togolais landa, c’est le résultat qui compte. Gagner faire gagner les Eperviers c’est tout. Le reste n’a plus d’importance. Claude Leroy devient de plus en plus impopulaire. Le vin est tiré, il faut le boire.
 “Les aficionados attendaient les résultats, c’est ce qui les intéresse.  Le Chef de l’Etat lui avait aussi besoin de comprendre mieux sur l’organisation financière autour des Eperviers.

Claude Leroy était arrivé  comme une alternative crédible après le départ de Tom Sinfielt dont les résultats étaient  jugés insuffisants.
Le recrutement de cet entraîneur expérimenté qui connaît bien l’Afrique a donné de l’espoir à plus d’un.
D’aucuns croyaient à une baguette magique pouvant en quelques mois transformer l’équipe nationale en manque de résultats en un  rouleau compresseur. La nostalgie des années antérieures où le football togolais faisait vibrer les coeurs.
Les résultats tombaient mais plus dérisoires plus que cela ne valaient  le coût auquel le vieux breton avait été recruté.
Vingt-cinq ou trente millions CFA les spéculations à cet effet coulaient comme de l’eau sous le pont.
Avec lui pourtant tous les matchs amicaux des journées FIFA pour  augmenter la potentialité des Eperviers mais hélas sans nul doute qu’il n’en aura pas.
Claude Leroy en manque de résultats n’avait plus de chance auprès du public . Face à la pression le Chef de l’Etat lâche prise. Claude Leroy est parti. Que reste-t-il de son patrimoine ?  La confiance  créée par le coach breton survivra -t-elle encore longtemps pour perdurer?” avait résumé la situation par un acteur important du football.
 Paulo Duarté aura-t-il l’accès facile au palais comme l’en avait été pour son prédécesseur ? Le nouveau staff technique aura -t-il le même privilège que celui de Leroy ?
Dans l’entendement, Claude pouvait anticiper sur certaines situations avant la réaction de l’autorité. Le cas pour les préparatifs du CHAN où il y avait de l’immobilisme. La solution était venu de lui.
Autant  se poser la question de savoir si Paulo Duarté  bénéficiera des mêmes faveurs des journées FIFA pareilles à celles de Leroy ? On ose croire avant tout à  la dimension du nouveau locataire pour dire si “, politiquement . Duarté est aussi  “Bolloré? ” et que diront les prochaines semaines  si la confiance du palais fera du nouveau sélectionneur son confident alors là le clash ne sera pas loin.
Paulo Duarté ne fera pas mieux, le serpent va continuer de mordre sa queue. Mais s’il accepte de se mettre dans la moule du dyle, le tapis rouge lui sera dressé. C’est le wait and see.

 Prosper l’Allemand AGBOKLOU

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